Pourquoi une Psychothérapie ?

 

Les Motivations :

Plusieurs conditions semblent être essentielles pour qu'une psychothérapie soit efficace:

Tout d'abord, il est primordial d'être conscient que la source de vos problèmes est en vous et non chez les autres. Cela implique que vous vous sentiez responsables, même si à priori vous ne comprenez ni comment ni pourquoi. Ici, il s'agit bien d'être reponsable et non pas coupable.

Par exemple, il ne s'agit pas de se dire naïvement "c'est de ma faute si mon mari me trompe", mais plutôt "qu'est ce que celà me fait ressentir ? y a t il en moi un mécanisme incontrôlé qui me fait aimer des hommes qui me délaissent, un mécanisme qui joue sur mon humeur quand je suis à son contact ?? etc.. " Il s'agit de se remettre en cause de manière "responsable" et non pas "coupable".

Si l'origine de vos difficultés se trouve en vous, alors vous y pouvez nécessairement quelque chose.

 

Dans un second temps, il faut chez vous la nécessité d'une démarche personnelle ainsi que le désir de vous prendre en charge. c'est une attitude différente de celle qui consiste à un spécialiste ou encore à divers médicaments de soulager votre angoisse, vos peurs, votre incompréhension.

En effet, les médicaments peuvent avoir le mérite de supprimer certains effets néfastes, mais par contre, il n'agissent pas sur la cause, ni sur l'origine du trouble, ce qui implique obligatoirement que le problème en question puisse ressurgir (voire autrement et ailleurs). En psychothérapie, nous considérons le symptôme non pas comme une manifestation uniquement gênante mais comme un message important à écouter.

Permettre à la souffrance de s'exprimer libère de l'énergie et donne à l'esprit et au corps les moyens de retrouver leurs capacités d'évolution et d'adaptation.

 

Les origines de nos difficultés et de nos problèmes :

Certains d'entre vous connaissent au moins en partie les causes de leurs troubles, les analysent et les comprennent : "j'ai eu une naissance difficile aux forceps, mon enfance et mon adolescence ont été malheureuses, et aujourd'hui je me sent influencé, "programmé" par ce passé difficile, je me sent mal dasn ma peau.

Pour vous celà n'est peut être pas évident: vous allez réagir violemment à la moindre réflexion, vous avez des migraines répétitives qui ne sont pas justifiées par votre état de santé, vous souffrez mais ne faites pas encore le lien avec les faits de votre vie passée.

Que vous le désiriez ou non, notre état psychologique et notre personnalité dépendent nécessairement de facteurs héréditaires et de notre histoire personnelle, de tous les événements traumatiques ou non qui ont jalonnés notre vie.

Dès la naissance nous encaissons tous cet évènement de manière plus ou moins traumatisante, nous ne nous souviendrons pas de notre naissance par la suite mais notre corps et notre esprits s'en souviennent.. Ils se souviennent d'une très forte pression, d'une impression d'être coincé, bloqué (origines fréquentes de la claustrophobie par exemple), se souviennent également que nous avons été manipulé par des mains étrangère.. puis section du cordond ombilical.. toute première séparation de notre mère.. la vie à l'air libre se paye cher.. et peu parfois laisser des traces inconscientes qui vous échappent..

Par la suite, jusqu'à l'âge de l'apparition de la parole, environ 2 à 3 ans, nos modes de mémoire sont à la mesure du dévelloppement de notre organisme, c'est une des raisons pour lesquelles ces moments sont absents de notre mémoire consciente la plupart du temps. Pendant cette période de la vie, nous enregistrons nos expériences sous une forme de mémoire sensorielle et émotionnelle.

Au delà de cet âge, la parole et les mots nous donnent plus de moyens de communiquer, d'apprendre, de comprendre, et également de se souvenir... Il existe encore une autre mémoire dite "symbolique" qui se développe pendant cette période.

Ces différentes mémoires qui sont en interactions depuis notre plus jeune âge jouent toutes un rôle déterminant dans la constitution de notre personnalité et sur notre manière de voir le monde. Au fur et a mesure du temps, des conflits intérieurs de plus en plus complexes vont se former entre ces différents modes de connaissance.

Il existe alors un décalage, une sorte d'opposition entre ce que l'on nous a dit, ce que nous voyons, et ce que nous ressentons. "Papa veut que je le respecte mais il crie sur maman ; j'ai besoin d 'amour mais mes parents sont distants/absents ; j'ai peur que mes parents se moquent de moi."

 

C'est alors que s'installe progressivement et à notre insu le processus du refoulement, je réfrène mes envies, mes peurs, mes besoins, ma colère, ma haine, mes joies, mes peines.. etc.. Et je recherche à mon insu, de manière inconsciente, à justifier avec des pensées, des paroles et des actes ce qui me fait du mal. "Si papa et maman sont loin de moi, c'est que je dois être coupable de quelque chose, c'est de ma faute; si j'ai peur, c'est parceque je suis lâche.. etc.."Ou bien encore je fais toutes sortes de "bêtises" pour me faire remarquer, pour justifier le rejet de mes parents. Dans nos têtes d'enfants, nous ne pouvons supporter d'être en contact avec une réalité qui nous fait mal et que nous ne pouvons pas changer. Pour préserver notre "équilibre", nous nous donnons alors l'illusion de contrôler tous les évènements, quitte à nous rendre coupables et à nous couper de ce que nous ressentons réellement.

En parallèle commence à se développer une dévalorisation de nous même pour mieux expliquer notre manque d'amour, notre douleur, nos peurs. Tout en perdant le contact avec nous même, nous le perdons également avec les autres car nous ne les voyons plus qu'au travers de nos mécanismes de défense, au travers notre frefoulement, de nos jugements et de nos conflits affectifs. Paradoxalement, nous ne cherchons plus à vivre dans le présent mais par référence inconsciente à des situations passées. Nous nous sentons alors constamment incompris et en quelque sorte à part.

 

En apprenant à progressivement à mieux nous connaître et à mieux nous aimer, nous nous découvrons petit à petit tels que nous sommes réellement et non tels que nos parents et notre entourage nous voulaient. C'est alors que nous sommes en mesure de découvrir les autres tels qu'ils sont et non pas tels que nous aimerions qu'ils soient.

Il ne s'agit pas de retrouver le "bonheur" ou un être idéalement "naturel" au delà de toutes contraintes, car ce serait encore poursuivre une chimère. Le but est d'avantage de reprendre contact avec nos racines, d'intégrer progressivement et positivement notre propre histoire, comprendre nos manques, nos peurs, nos particularités ainsi que nos richesses. Nous avons tous reçus de notre famille et de notre entourage un héritage culturel, affectif, physiologique, et le renier ou le dévaloriser se ferait à nos dépends, il est alors beaucoup plus important de comprendre les choses et d'être en paix avec soi.

 

Prendre l'héritage, vivre, le transformer, se le réapproprier en le comprenant, le faire fructifier pour ne pas transmettre nos erreurs, tel est le chemin que l'adulte d'aujourd'hui peut faire au travers d'une psychothérapie.

 

 

 

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